Durée : 8 jours, 7 nuits, 6 jours à cheval
Tarif : 840,00 €
Niveau équestre : cavalier à l'aise aux 3 allures (minimum galop 3)
Niveau physique : niveau physique moyen
Participant : maximum 10
Formule : formule sauvage - randonnée itinérante avec animal de bât
Monte : monte classique
Langue : français
| Départ | Retour | Taxes | Prix T.T.C. | Départ garanti | Information | Réserver |
| 22/06/2013 | 29/06/2013 | - | 840,00 € | Garanti | - | s'inscrire |
| 13/07/2013 | 20/07/2013 | - | 840,00 € | Garanti | - | s'inscrire |
| 03/08/2013 | 10/08/2013 | - | 840,00 € | Garanti | - | s'inscrire |
| 17/08/2013 | 24/08/2013 | - | 840,00 € | Garanti | - | s'inscrire |
La Corse des forêts et des montagnes, en immersion totale dans une nature grandiose. Chevauchée au long des anciens sentiers de transhumance, nuits en bergeries ou à la belle étoile si on le désire, étapes au bord de torrents où bouillonne une eau pure.
Le paysage est chaque jour différent ; forêts de pins, hêtraies de montagne, maquis odorant que l'on traverse en empruntant les anciens sentiers bordés de murs : i chjassi. Puis l'on parvient sur les crêtes, et c'est l'éblouissement d'une nature splendide qui se déroule au pied des montagnes. Après un paysage de pierre, l'on débouche sur les hauts plateaux enserrés de pics rocheux, ici courent des ruisseaux au creux d'une herbe verte et douce, et nombre de nos chevaux sont nés en liberté dans ces lieux magnifiques.
On se baigne, parce que c'est l'été. Mais en toute solitude, dans des torrents limpides qui jaillissent de la roche. La nuit dans une bergerie de montagne est une expérience inoubliable, ces maisonnettes de pierre sèches se fondent dans le décor émaillé des traces de siècles de vie sur ces lieux de transhumance. Et comme le ciel d'été piqué d'étoiles est d'une merveilleuse beauté, on peut installer son bivouac au creux d'un arbre et dormir dehors pour saisir chaque instant de cette nature vivante.
La découverte d'une autre vie, d'un autre monde.
Arrivée à la Ferme pédagogique d'Olva, à Sartène. Les chevaux et le matériel vous seront présentés avant le repas du soir que nous prendrons en commun.
Repas et nuit en gîte.
Petit déjeuner et préparation des chevaux avant le départ. Un beau sentier bordé de murs traverse le maquis. Ces chemins "i chjassi" sont très anciens, entretenus par l'inlassable travail des hommes, ils maillent tout le pays en reliant les villages entre eux. Eléments incontournables de la vie sociale et économique au cours des siècles, il s'y livrait un incessant charroi de gens et de bêtes. Et il faut voir comme chaque obstacle que la nature pouvait dresser a été contourné afin de livrer le passage aux piétons et aux cavaliers qui les empruntaient.
Bivouac au bord de la rivière.
C'est à travers des chênes verts et des oliviers que nous continuerons notre voyage vers le beau village d'Altagène. De là, nous rejoindrons le site préhistorique de Cucuruzzu, perdu en pleine nature et après la visite (pour ceux qui le désirent), nous établirons notre bivouac tout près, dans une belle prairie, face aux splendides aiguilles de Bavella.
Bivouac au bord de la rivière.
La végétation change chaque jour, à mesure que nous prenons de l'altitude. Nous passons maintenant à travers des châtaigniers maintes fois centenaires. La lumière qui joue à travers les feuilles des arbres paraît plus pure et l'air plus léger, nous approchons de la montagne. Nous traversons Quenza, un beau village aux maisons de granit, où l'on produit une charcuterie réputée dans toute l'île. C'est la dernière halte "civilisée", avant de gagner les hauts plateaux. Un pique-nique au bord du torrent de Vinaghjolu et nous repartons en empruntant les vieilles voies de transhumance. Ici, aux abords des plateaux d'alpage, tout est différent. Nous pénétrons dans un monde où vagabondent tranquillement des animaux en liberté, l'herbe devient douce sous les pieds des chevaux, partout courent de petits ruisseaux et l'on dirait que l'air pétille, porté par le vent qui descend des hauts sommets. C'est le coeur de la Corse qui bat ici, et des siècles durant d'innombrables familles affluaient sur ce plateau au moment de la transhumance. L'oeil s'habitue vite à déceler les anciens habitats, de minuscules bergeries de pierres sèches que l'on découvre au rythme de la marche. C'est dans l'une d'elles que nous ferons étape le soir, à Chiralbella, un lieu magique où règne une grande paix.
Nuit en bergerie
Toute cette journée est consacrée à la traversée du plateau du Cuscionu. C'est un lieu étrange, silencieux et sauvage. De toutes parts, les hauts sommets du sud le bordent et lorsque l'on considère depuis la mer ces chaînes de montagne, nul ne pourrait imaginer qu'elles abritent en réalité cette immense étendue d'un vert tendre, jalonnée de rivières, émaillée de bois où de dressent des hêtres magnifiques, et parsemée d'innombrables petites bergeries adossées à des amoncellements de rocs surgis de l'herbe verte. C'est sur des sentiers de transhumance vieux de plusieurs siècles que nous poursuivons notre voyage. Nous rencontrerons sans doute des troupeaux de chevaux en liberté, un vieil étalon entouré de ses juments et d'une bande de poulains qui se prélassent au soleil. La vie est douce, ici, pour les animaux, de l'eau fraîche, de l'herbe à volonté, et les hommes sont loin... Quelques beaux galops à travers le plateau, les chevaux adorent galoper sur ce sol souple, après les pierres des chemins. L'étape du soir aura lieu dans une bergerie, après la traversée de la forêt de hêtres en direction de Punta Sistaghja.
Nuit en bergerie.
Nous quittons les larges frondaisons des hêtres pour pénétrer dans la forêt de pins. Changement d'odeurs, et de bruits aussi. Le sifflement du vent dans les feuilles ne rend plus la même musique, et l'air sent la résine. Nous progressons jusqu'au sentier qui passe le long des crêtes et domine les deux vallées. Au pied d'étranges chaos granitiques à qui l'érosion du vent donne forme, nous ferons l'étape de midi. Il y a de beaux villages, accrochés au flanc des montagnes que nous dominons, et tout en bas, la mer se dévoile enfin.
Le bivouac du soir aura lieu à Querciulatu, minuscule refuge au coeur de la forêt de Val di Mala. Les chevaux dorment tout près, et pour ceux qui aiment les nuits à la belle étoile, c'est un vrai bonheur de tirer son sac dehors, s'installer sous un arbre et s'abandonner à la nuit. Le ciel miroite à travers les hautes silhouettes des pins, un vent léger chargé de parfums descend de la montagne, et l'on entend renâcler les chevaux à côté, tout doucement, avant de s'endormir.
Bivouac au bord de la rivière.
La traversée de la forêt de Val di Mala se fait toujours en grand silence. Les aiguilles de pins tombées sur un sol sablonneux étouffent les bruits des sabots, un vent délicieux porte les odeurs de résine, l'on traverse de petits ruisseaux et l'on suit la mer des yeux, au loin, qui brille à travers les arbres. L'étape de midi se fait au village abandonné de Vera. La plupart des habitants de ce petit hameau étaient vignerons et les larges portes des maisons où l'on entreposait les grandes cuves témoignent de ce passé. Il y a une petite source au coeur du village et c'est à ses côtés que nous ferons halte. Durant tout l'après midi, nous ne quitterons plus la mer des yeux. A mesure que nous approchons du golfe, le bleu s'affirme et l'on distingue nettement la bande argentée des plages qui ourlent le Valinco.
Repas et nuit en gîte.
C'est le jour des adieux, après le petit déjeuner.
Il est à noter qu'il y a la possibilité de se laver tous les soirs (douche, rivière). Une pharmacie collective est prévue. Pour monter à cheval, ne pas emporter de vêtements de couleurs fluos ou exagérément agressives.
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