randonnée équestre montagne et mer sauvage

Corse du Sud - Randonnée Montagne et Mer Sauvage(3FR2A02) cavalier à l'aise aux 3 allures (minimum galop 3) niveau physique moyen formule sauvage

Durée : 8 jours, 7 nuits, 6 jours à cheval

Tarif : 840,00 €

Niveau équestre : cavalier à l'aise aux 3 allures (minimum galop 3)

Niveau physique : niveau physique moyen

Participant : maximum 10

Formule : formule sauvage - randonnée itinérante

Monte : monte classique

Langue : français

Départ Retour Taxes Prix T.T.C. Départ garanti Information Réserver
15/06/2013 22/06/2013 - 840,00 € Garanti - s'inscrire
31/08/2013 07/09/2013 - 840,00 € Garanti - s'inscrire
07/09/2013 14/09/2013 - 840,00 € Garanti - s'inscrire
14/09/2013 21/09/2013 - 840,00 € Garanti - s'inscrire

La découverte d'un littoral inviolé sur l'une des plus belles côtes de Méditerranée. De longues plages de sable blanc alternent avec de minuscules criques cachées que l'on découvre en suivant un sentier très ancien, parfois dallé par les Romains. Il ne s'éloigne de la mer que rarement, pour plonger dans un maquis où les pas des chevaux libèrent de merveilleux parfums.

C'est une randonnée dédiée aux amoureux de la nature et des chevaux. La montagne, d’abord ; le massif de Cagna demeure le plus secret de Corse. Sillonné de rares sentiers connus des seuls initiés, il mène sur un plateau rocheux, un splendide chaos de granit où s’éparpillent de petites bergeries. La vue sur l’extrême sud est éblouissante. Puis la mer ; Le bruit des flots ne vous quittera guère, sinon pour pénétrer dans le maquis que le sentier traverse parfois afin de contourner les obstacles, ces amoncellements de roches déchiquetées qui plongent dans une eau transparente. La mer est omniprésente, l'ancien sentier que nous emprunterons dès le début du troisième jour la longe sans cesse. Elle offre à chaque détour un spectacle différent qu'une végétation basse, taillée par les vents, délivrant des parfums magnifiques, révèle à perte de vue. Le lien avec votre cheval se resserre d'heure en heure, vous vous baignez ensemble, vous galopez le long des plages ou sur des sentiers très doux, vous dormez non loin de lui, en bivouac au creux de criques oubliées ou sous les tamaris.

Cette côte, très préservée, a échappé au développement touristique. La découvrir, c'est s'immerger dans un monde sauvage rempli de beauté et de parfums, c'est savoir ce que furent la Corse et la Méditerranée avant la barbarie de ce siècle et comprendre combien ces paradis sont fragiles et combien il importe de les sauvegarder.

jour 1 : Samedi (Burgo)

Accueil à l’aéroport d’Ajaccio. Nous vous accompagnons au gîte de Burgo en moyenne montagne non loin de Propriano. C’est ici que la nuit est prévue après le repas du soir que nous prendrons en commun.

Repas et nuit en gîte.

jour 2 : Dimanche (Olva - Ortolo)

Départ de la ferme d’Olva jusqu’au petit village de Granace par l’ancien sentier qu’empruntaient les habitants pour se rendre vers les jardins et les champs de la plaine. De Granace, nous allons vers la vallée de l'Ortolo. Nous suivrons toujours ces vieux sentiers, "i chjassi" qui traversent le maquis et les forêts de chênes. Loin des routes et des autos, nous passerons derrière Sartène afin de gagner le haut de la vallée de l'Ortolo, et par là, nous amorcerons la descente vers la mer que l'on voit briller à travers les arbres. Autrefois grenier du Sud de la Corse, riche de blé de vignes, d'oliviers, cette vallée est bordée par la montagne de Cagna, formidable barrière de granit dont nous longerons les contreforts. C'est au pied d'un splendide chaos de roches que nous ferons étape.

Bivouac dans la vallée de l'Ortolo.

jour 3 : Lundi (Ortolo - Cagna)

C’est une journée que nous emploierions à traverser le massif de Cagna. Cette montagne du sud d’une rare beauté, toute de granit blond, demeure l’un des hauts lieux de l’histoire de la Corse. Deux sentiers seulement y mènent, complètement ignorés des circuits touristiques. Le passage entre les deux sommets, l’ »Omu di Cagna » et la « Punta di u monacu », sur un minuscule chemin qui serpente dans les immenses roches qui ponctuent le paysage et dominent la mer est un moment inoubliable. Le soir, nous bivouaquerons au pied de cette montagne.

Bivouac dans la montagne de Cagna.

jour 4 : Mardi (Cagna - Caniscione)

Par un sentier escarpé où les chevaux montrent leur savoir faire, nous parvenons au creux de la vallée. Mais il faudra remonter par les chemins à travers des forêts et des champs pour gagner enfin le bord de mer. Les plages que nous allons découvrir demeurent parmi les plus secrètes de Corse, maquis, sable blanc, eau bleue. De minuscules criques alternent avec d'immenses plages bordées d'étangs que la migration des oiseaux peuple d'espèces rares. Aigrettes blanches, cols verts, hérons cendrés pêchent tranquillement et prennent leur repos loin des hommes. Bivouac sur la plage dans des lieux où règne une grande paix.

Bivouac en bord de mer.

jour 5 : Mercredi (Caniscione - Tralicetu)

Départ de Caniscione pour Tralicetu. Désormais nous ne quitterons plus la mer. Pour l'interminable plage d'Erbaghju, les pieds des chevaux au ras de l'écume, le guide en tête, et un galop magnifique où l'on frôle les vagues avec le goût des embruns sur les lèvres. Les autres criques sont splendides, Murtoli au parfum de lentisque que gardent ses maisons fortifiées, Roccapina une anse d'un bleu indicible enserrée de dunes que balaient de fins tamaris, et Tralicetu où nous parviendrons de bonne heure afin d'établir notre bivouac et profiter longuement du plaisir qu'y délivre la mer.

Bivouac en bord de mer.

jour 6 : Jeudi (Tralicetu - Cala di Conca)

Le sentier sinue le long de la côte. A travers le maquis où chaque frôlement laisse une traînée de parfum sur la peau, l'on suit du regard la mer. De petites baies de sable blanc qui alternent avec des amas de rochers brillants où viennent se briser les vagues. Nous passons au pied du phare de Sénetosa, érigé sur la rive, et c'est encore un autre monde qui s'ouvre à nous. Dans la cour dallée, les sabots des chevaux résonnent étrangement. A la rumeur de la mer, se mêle le chant des éoliennes toutes proches. L'on découvre de petits jardins, un minuscule port, un lacis de sentiers qui mènent tous à la mer, et chacun doit avoir pourtant un but distinct. L'on soupçonne des existences différentes, soumises aux lubies du vent, à l'humeur de la mer à qui toute vie est ici dédiée. Le chemin est dallé maintenant, de larges pavés de granit lisse que posèrent sans doute les romains. Et il débouche sur la cala de Conca, dominée par les ruines d'un ancien embarcadère de granit taillé, qui semble surgi de la mer, et nous rappelle qu'en ce lieu désert, des hommes vécurent, travaillèrent et firent commerce du blé qui depuis l'antiquité tapissait le fond de cette belle vallée. C'est là que nous ferons étape, au fond d'une lagune d'un bleu d'azur, sur une petite plage de sable blanc.

Bivouac en bord de mer.

jour 7 : Vendredi (Cala di Conca - Belvédère)

Le sentier qui mène de Conca à Campu Moru est sans doute l’un des plus beaux de Corse. Il y a ici une sorte de condensé de l’histoire du pays que l’on lit sur de vieux murs, une tour, un ancien dallage …et l’expression de paysages maritimes d’une beauté sidérante. Et toujours dans le calme, le silence. Ici, les routes ne parviennent pas, c’est à pied ou à cheval que l’on se déplace. Ou encore en bateau. Cet espace suspendu entre la mer et les collines qui la surplombent semble totalement hors du temps.

L’arrivée sur Campu Moru, dominé par sa tour blanche, village de pêcheurs où mouillaient les tartanes de barbaresques et des pirates, met un point d’orgue à ce très beau voyage dédié à la nature, au silence, à un pays merveilleusement attachant.

Repas et nuit en gîte.

jour 8 : Samedi (Burgo)

C'est le jour des adieux, après le petit déjeuner.