Autrefois,
ce beau pays ne méritait pas le nom de désert,
loin de là. Agriate signifie « lieu cultivé
» et toute la région était plantée
de vigne, blé, oliviers. Si l’Agriate porte
aujourd’hui le nom de désert, c’est que
la population a disparu et que l’on peut vagabonder
sur ses sentiers durant des heures sans rencontrer grand’monde.
C’est désormais un lieu voué au vent,
à la mer et au soleil.
Jour 1 : Samedi (Corte)
Vous êtes accueilli à
l’aéroport pour le transfert jusqu’au
centre équestre à Corti (Corte) au cœur
de l’île. Le repas sera pris en commun et la
nuit se passe en gîte.
Jour 2 : Dimanche (Corte-Moltifao)
Départ vers l’est.
Le sentier passe au pied du massif de la Rondinara sous
les très belles aiguilles de Castiglione à
travers la piève de Ghjuvellina. C’est une
piève peu fréquentée, encore secrète
où subsistent de nombreux vestiges de l’époque
médiévale. Tours des Caporali, château
de Serravalle, les silhouettes massives postées sur
des promontoires rocheux se détachent du ciel, elles
témoignent d’un passé guerrier et veillent
sur les abords des vallées. Nuit en bivouac.
Jour 3 : Lundi (Moltifao-Novella)
Le sentier redescend vers la plaine
de Castifao enserrée de montagnes. A gauche, le massif
d’Asco, le pays des aigles et des mouflons, à
droite, sur les coteaux, s’égrènent
de vieux villages de granit blond . C’est dans l’un
d’entre eux, Novella, qui domine la splendide baie
de l’Ostriconi que se fera l’étape du
soir, en gîte.
Jour
4 : Mardi (Novella-Saleccia)
Ce jour-là, l’on parvient
à la mer. L’on ne quitte pas des yeux une côte
découpée, très sauvage où alternent
roches abruptes et plages de sable blanc où se jettent
de petites rivières. L’entrée dans l’Agriate
est toujours un très beau moment. Seize mille hectares
d’un pays sauvage que borde une mer incroyablement
bleue. Anciennes terrasses et vieux pagliaghi (paillés)
témoignent d’un riche passé agricole.
C’est un pays de légendes qui fut peuplé
depuis l’Antiquité, et fréquemment envahi.
Nuit en gîte ou en refuge, au cœur de l’Agriate.
Jour 5 : Mercredi (Saleccia-Saint Florent)
C’est un vagabondage interrompu
de baignades et de galops au long de l’un des plus
beaux sites de Corse. Les plages se suivent, sans jamais
se ressembler, entrecoupées
de
rocs déchiquetés, hérissés d’antiques
genévriers façonnés par le vent d’ouest.
La mer offre une infinie gamme de bleus, jusqu’au
village de San Fiurenzu que l’on aperçoit,
au fond du golfe et que l’on atteint avant le soir.
Nuit en gîte.
.
Jour 6 : Jeudi (Saint Florent-Piève)
Une matinée de repos, ou
plutôt de flânerie dans les rues de San Fiurenzu
(Saint Florent), le long des quais où les vieilles
barques de pêche voisinent avec les yatchs de la jet-set.
Après le déjeuner, changement de décor,
le chemin conduit à travers le Nebbiu, une région
de vignes et d’oliviers peuplée de villages
magnifiques d’où émergent églises
baroques, maisons fortifiées et villas patriciennes.
Nuit en gîte ou bivouac, selon la saison, au village
de Pieve.
Jour 7 : Vendredi (Piève-Ponte Leccia)
C’est un autre monde qui va
s’ouvrir, le
sentier
mène au col de Tende, par des forêts de chênes
et de châtaigniers à plus de 1300 mètres
d’altitude. L’on débouche sur de larges
plateaux qui dominent la mer. C’est la montagne, ici,
peuplée par les bergers depuis des millénaires.
L’on y trouve des sources précieuses et de
ces pagliaghji de schiste construits d’écailles
de pierre qui surgissent du sol. Le thym abonde et chaque
foulée des chevaux libère de merveilleux parfums.
Le voyage s’achève sur l’autre versant
de la montagne, près du village de Pietralba qui
s’étire sur un coteau ensoleillé.
Retour vers Corti en voiture, pour le repas du soir et nuit
en gîte.
.
Jour 8 : Samedi (Corte)
Après le petit déjeuner,
transfert vers le port ou l'aéroport de Bastia