
Les
chemins de transhumance sont les plus anciens et les plus
beaux de Corse. Franchissant les hauts sommets, par les cols
et au long des vallées, ce peuple de bergers sans cesse
en marche a construit et entretenu des sentiers durant des
siècles et des siècles. Et ce sont ces chemins-là
que cette randonnée emprunte, à travers forêts,
lacs, montagnes qu’il faudra parcourir pour vivre au
rythme d’un pays. Ce n’est pas un pays facile,
il faut gagner les cols à travers d’extraordinaires
chemins que l’on découvre au dernier instant.
Au cœur d’un monde de pierres et d’arbres,
tout à coup, se dévoile la route qui serpente
et qui conduit vers l’étape. Quelques murets,
une bergerie de pierres fondue dans le paysage, et c’est
à l’instant où le cheval pose le pied
devant la porte que l’on comprend que l’heure
du repos est venue. A l’ombre d’un bel arbre,
auprès d’une source ou d’une rivière,
l’on prépare son bivouac pour une nuit sous les
étoiles.
Jour 1 : Samedi (Corte)
Accueil aéroport, transfert,
repas.
Jour
2 : Dimanche (Corte-Vergio)
Rencontre avec le Niolu, haut lieu
de la culture Corse, pays de forêts et d’alpages,
peuplé de bergers. De nombreuses pistes sillonnent
les forêts de pins, les chevaux y sont parfaitement
à l’aise, elles mènent facilement jusqu’à
l’étape du soir, au col de Verghju (Vergio) où
une station de ski ( ! ) datant des années 60 accueille
les randonneurs de l’été et les cavaliers.
Nuit et repas en gîte.
Jour 3 : Lundi (Vergio-
Puscaghia)
Le sentier suit les rives du Golu
qui prend ici sa naissance, sur les hauts plateaux au cœur
du Niolu. A midi, repas et sieste au bord de l’eau vive.
L’après midi est consacré à l’ascension
du col de Guagnarola, point de passage des troupeaux, à
1800 mètres d’altitude. C’est un lieu grandiose,
un paysage minéral fait des plus hauts sommets de Corse
entrecoupés de vallées vertigineuses d’où
émerge parfois la silhouette noire d’un pin foudroyé.
Le sentier mène à Puscaghja, un ensemble de
minuscules bergeries érigées sur d’étroites
terrasses surplombant un torrent. C’est là que
vit Dumè, gardien du lieu, qui accueille ses visiteurs
comme autrefois, c'est-à-dire dans le vrai sens de
l’hospitalité et du partage. Le repas sera pris
en sa compagnie.
Jour
4 : Mardi (
Puscaghia-Vergio)
Ce jour-là, le sentier choisi
mène au col de Cuccavera à 1600 mètres
d’altitude, en passant par d’anciennes bergeries
et sous l’ombrage de beaux arbres. L’après
midi se déroule dans la forêt d’Aïtone,
sur des chemins plus doux et tout embaumés du parfum
des pins laricci. L’étape du soir se fera à
la station de Verghiu (Vergio), comme l’avant dernière
nuit.
Jour 5 : Mercredi (Vergio-
Sega)
Parmi les innombrables sentiers qui
sillonnent la Corse, il existe beaucoup de chemins de ronde.
Ces voies militaires reliaient généralement
les forts entre eux, elles étaient conçues pour
qu’une estafette puisse les parcourir au trot et au
galop. L’une d’entre elles traverse la forêt
de Valdu Niellu, et c’est celle qui vous mènera
au col San Petru. Là, près d’un petit
oratoire dédié au saint où les bergers
de passage déposaient des offrandes, s’élève
l’un des plus beaux arbres de Corse. Emergeant d’un
sol de pierre, un hêtre de toute beauté, sculpté
par le vent d’ouest qui tord ses branches grises en
direction des sommets du Niolu. C’est un lieu de passage,
ici se croisent des routes de transhumance, celles qui conduisent
à l’ouest, ou au Nord, celles qui mènent
sur les alpages du Niolu, vers le beau plateau du Camputile.
De vastes espaces planes où pousse une herbe verte
que sillonnent de petits ruisseaux, des animaux en liberté,
d’innombrables constructions de pierre sèche
... c’est un endroit magique où se déroulera
l’étape de midi. Celle du soir aura lieu dans
un refuge de montagne, à la Sega (1200 mètres
d’altitude).
Jour
6 : Jeudi (Sega-Sega)
Une journée de balade à
travers le Niolu pour en découvrir les paysages incroyablement
contrastés. Tout d’abord les chemins crées
par les forestiers, on exploite le laricciu depuis l’Antiquité
... Ces chemins de débardages, conçus pour le
transport des lourdes billes, plus larges, souvent bordés
de rigoles de pierre font partie du patrimoine de la Corse.
Puis c’est l’accès aux plateaux d’estive,
les chevaux se régalent de sentir l’herbe souple
sous leurs pieds. Visite à pied au lac de Goria, brèche
étincelante ouverte dans un univers minéral
ou bien au lac de Crenu, sombre eau noire au cœur de
la forêt de pins. C’est une assez longue marche
mais chacun des deux lacs, totalement différents, en
vaut la peine.
Et le soir, retour auprès de la famille Biancardini
qui garde le refuge de la Sega, pour le dîner et le
repos.
Jour 7 : Vendredi (Sega-Corte)
La matinée se déroule
au dessus des forêts du Niolu, vers le col de l’Arinella
à 1600 mètres. C’est une route que les
chevaux empruntent sans difficultés, en direction des
bergeries de Padule où se tiendra le pique nique de
midi. Et puis il faut quitter les sommets pour amorcer la
descente vers Corti (Corté) qui sera atteint dans l’après
midi
C’est l’heure de prendre soin des chevaux, ranger
son matériel avant de partager le repas du soir.
Jour 8 : Samedi (Corte)
Après le petit déjeuner,
transfert vers le port ou l'aéroport de Bastia.